ASSOCIATION Chambre Syndicale des Propriétaires & Copropriétaires de FRANCE

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L'IMPORTANT N'EST PAS DE SAVOIR CE QU'EST LA LOI, MAIS C'EST COMMENT LA FAIRE APPLIQUER

 

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Bail d'habitation / Bail Commercial / Bail meuble / Bail loi 48 / Logement squatte

 

BAIL D'HABITATION

 

Un bail de location est régi par la loi n° 89-462 du 6 Juillet 1989

puce

tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986

Un bail de location doit être établi par écrit :

puce

Si le propriétaire loue à un locataire des locaux vides (non meublés) à usage d'habitation principale ou à usage mixte professionnel et d'habitation principale

puce

Pour des garages, places de stationnement, jardins et autres locaux, loués accessoirement au local principal par le même bailleur

puce

Ou s'il porte sur la location d'un local affecté à un usage exclusivement professionnel

Les parties sont libres de conclure le bail :

puce

Soit sous seing privé : ce bail peut être enregistré, ce qui lui confère « date certaine ». Ainsi il est opposable à tous les tiers

puce

Soit par acte notarié

Il présente dans tous les cas un certain nombre d'avantages :

puce

L’acte notarié est le gage d’une convention équilibrée, qui tiendra compte des intérêts du locataire et du bailleur

puce

Son intervention permet d’assurer la conformité du bail avec les lois en vigueur, dont la violation entraîne parfois la nullité du contrat

puce

Le bail notarié a force probante, c’est à dire qu’il ne peut être contesté (sauf par la voie de l’inscription de faux)

puce

Le bail a "date certaine", ce qui signifie qu'il est opposable aux tiers. Ainsi, si le bailleur souhaite vendre le logement occupé, le locataire pourra opposer le bail
en cours au nouveau propriétaire qui ne pourra l'expulser

puce

Le bail notarié, revêtu de la formule exécutoire, constitue un titre exécutoire. Cela permet au propriétaire de procéder, par l'intermédiaire d'un huissier de justice à des mesures de saisies (notamment sur salaire, sur compte en banque ou sur des meubles), à l'égard du locataire qui ne remplit pas ses obligations en matière de paiement de loyer

Le bail notarié ne dispense pas le propriétaire d’engager une procédure judiciaire pour obtenir l’expulsion de son locataire. Quelle que soit la forme du bail, les frais d’établissement (émoluments du notaire, frais, droits et honoraires) seront partagés par moitié entre le bailleur et le locataire

 

Frais d'établissement du bail

Si un professionnel rédige le bail, les frais sont partagés entre le bailleur et le locataire. La rémunération des agents immobiliers est libre. Par contre, celle des notaires est réglementée

Lorsque le contrat de location est établi par un professionnel, les frais sont obligatoirement partagés entre le bailleur et le locataire (art. 5 loi 89-432 eu 6 Juillet 1989)

 

Loyers d'habitation

L’article 9 de la Loi n°2008-111 du 8 février 2008 sur le pouvoir d’achat a modifié l’indice de référence des loyers. Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les 12 derniers mois, de l’indice des prix à la consommation (hors tabac et hors loyers)

En pratique, la révision du loyer se calcule annuellement à la date anniversaire du contrat de location. L’augmentation ne peut être supérieure à l’évolution de l’IRL publié chaque trimestre par l’INSEE. Le propriétaire qui oublierait d’appliquer l’indexation annuelle peut d’appliquer rétroactivement l’augmentation et peut ainsi réclamer les augmentations dues sur les 5 dernières années.

Depuis le 10 février 2008, le nouvel indice de référence des loyers s’applique de plein droit aux baux en cours.

Mode de calcul pour la révision du loyer

Le mode de calcul correspond au montant du loyer (hors charge) multiplié par le dernier indice du trimestre de référence tel que prévu dans le contrat, divisé par l’indice du même trimestre de l’année précédente

Les spécialistes de la CSPC vous aideront à faire le calcul exact de l'augmentation annuelle à appliquer

 

 

Propriétaire, vous souhaitez louer votre bien : Informez-vous sur le bail, le loyer, l'état des lieux, le dépôt de garantie, les conseils pour bien louer, les obligations du propriétaire...

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'article 35 de la loi n° 2005-841 du 26 juillet 2005 indique que l'indice de référence des loyers se substitue à l'indice du coût de la construction comme référence pour la révision des loyers en cours de bail dans le parc locatif privé. Le décret relatif à l'indice de référence des loyers n° 2005-1615 du 22 décembre 2005 définit ses modalités de calcul et de publication.

L'indice de référence des loyers entre en vigueur le 1er janvier 2006 (article 163 de la loi de finances pour 2006 n° 2005-1719 du 30 décembre 2005).

Ce nouvel indice de référence des loyers a été publié pour la première fois le 14 février 2008 (pour les valeurs du 1er trimestre 2006 au 4e trimestre 2007)

 

 

Comment réviser un loyer d'habitation ?

 

Ne faut pas confondre :

La révision du loyer qui intervient chaque année en cours de bail (loi n° 89 - 462 du 6 juillet 1989 modifiée - article 17 d)

avec :

L'augmentation que le propriétaire peut proposer à l'occasion du renouvellement du bail, lorsque le loyer est manifestement sous-évalué par rapport à celui des logements comparables du voisinage (article 17 c - loi n°89 - 462 du 6 juillet 1989 modifiée)

ou :

La majoration du loyer en cours de bail, consécutive à la réalisation par le bailleur de travaux d'amélioration (article 17 e - loi n°89 - 462 du 6 juillet 1989 modifiée)


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Les taxes d'enlèvement des ordures ménagères et de balayage sont l'une et l'autre payées par le propriétaire bailleur au service des impôts.

Toutefois, elles ont le caractère de taxes locatives : le bailleur peut donc en demander le remboursement au locataire, au titre des charges qui lui incombent, ceci quel que soit le régime de location du logement.

Comme pour toutes les autres charges dont le remboursement est demandé au locataire, le propriétaire bailleur doit pouvoir justifier le montant de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et de la taxe de balayage qu'il répercute sur le locataire.
En revanche, les frais de rôle ne sont pas récupérables dans le cadre d'une location soumise à la loi du 6.7.1989.

Le montant de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères est égal au revenu cadastral servant de base à la taxe foncière multiplié par un taux fixé par le conseil municipal.

Le montant de la taxe de balayage est fixé par le conseil municipal et approuvé par arrêté préfectoral

 

Que doit préciser le contrat de bail d'habitation  (régi par la loi du 6 juillet 1989)

Le contrat de bail doit obligatoirement mentionner les points suivants

puce

Le nom et l'adresse du bailleur ou son siège social ainsi que ceux de son mandataire.
En cas de vente de la chose louée, le nouveau bailleur est tenu de notifier au locataire ses coordonnées et, le cas échéant, celles de son mandataire

puce

La date de prise d'effet du bail : elle peut être différente de la date de signature du contrat

puce

La durée du bail

puce

La description de la chose louée qui consiste en une énumération des pièces composant le logement et des annexes au logement comprises dans la location (cave, jardin, garage...)

puce

La désignation, s'il y a lieu, des équipements d'usage commun tels qu'un parking, un local à vélos, un interphone, un ascenseur...

puce

La destination de la chose louée : habitation ou usage mixte (habitation et professionnel). Si le locataire exerce son métier dans les locaux loués, il faut préciser la nature de son activité professionnelle

puce

Le montant du loyer et les termes de son paiement : d'avance ou à terme échu, mensuel ou trimestriel ainsi que les modalités de versement

puce

Les règles de révision du loyer : l'indice du coût de la construction retenu pour calculer la révision et la date à laquelle elle s'effectuera

puce

Le montant du dépôt de garantie qui ne peut excéder deux mois de loyer

La taxe additionnelle est devenue la C.A.R.L (Contribution Autonome sur les Revenus Locatifs). Elle est de 2,5% des loyers nets encaissés. Taxe foncière et C.A.R.L peuvent être mises à la charge du locataire à condition que ce soit prévu dans le bail. A noter, les baux meublés n'obéissent à aucune des législations spécifiques (Loi du 6 juillet 1989, loi de 1948, Code de commerce, etc.) et ne relèvent que du Code civil.

 

Comment prévenir les impayés de loyers

Certaines précautions prises lors de la signature du bail limiteront les risques d'impayés. Quelques précautions à prendre :

puce

Ressources : vérifier qu'elles lui permettront de régler le loyer et les charges en lui demandant ses dernières bulletins de salaire, son dernier avis d'imposition ou sa dernière déclaration fiscale.

puce

Caution : il est recommandé de lui demander la caution d'un tiers qui se substituera à lui en cas de difficulté. Cette caution est engagée au moment de la signature du bail

puce

Assurance : il est de plus en plus recommandé de contracter une assurance contre les loyers impayés.

puce

Aide pour le dépôt de garantie :  le locataire peut solliciter le Fonds de Solidarité Logement (FSL)

puce

Aide au logement : le bailleur peut demander à la CAF dont dépend le locataire que cette aide au logement lui soit versée directement

puce

Assurance contre les loyers impayés : se renseigner auprès des professionnels. Dans certains cas, la prime d'assurance est déductible des revenus fonciers

Si le locataire ne paie plus son loyer, avant d'envisager une procédure judiciaire, il est souhaitable de rechercher une solution amiable. Si cette solution ne suffit pas, alors la procédure doit être entamée. Ne surtout pas attendre que les mois passent. ...

 

Charges et réparations : qui paie quoi ?

Les contentieux sont fréquents en matière de charges et de réparations. Une bonne connaissance des lois et règlements en vigueur permet de mieux défendre ses droits respectifs. Il faut distinguer :

puce Les travaux et réparations locatives qui doivent être engagés et payés par le locataire.
puce

Les charges locatives, engagées et payées par le propriétaire, et répercutées ensuite sur le locataire

puce

Les charges locatives

En même temps que le loyer, le locataire paie une provision pour charges, fixée en fonction des dépenses de l'année précédente. Un décompte des charges lui est ensuite communiqué : selon les cas, le bailleur lui demandera, lors de cette régularisation annuelle, un complément ou remboursera le trop-perçu. Les pièces justificatives des dépenses sont à la disposition du locataire pendant un mois à compter de l'envoi du décompte. En cas d'oubli ou d'omission, le bailleur peut réclamer le paiement de charges pendant une période de cinq ans (même durée de prescription que les loyers).

Les dépenses à la charge du propriétaire

puce

Celles qui visent à la conservation en l'état du bien, ou à son amélioration : grosses réparations, gros travaux, créations d'espaces verts, toiture, ravalement, remplacement d'équipements...

puce

L'ensemble des frais liés à la gestion et à l'administration de l'immeuble : assurance, honoraires du syndic, etc.

puce

L'installation de nouveaux équipements, par exemple de sécurité (porte coupe-feu, portes blindées, etc.)

puce

Les dépenses rendues obligatoires par l'application de lois ou de règlements (mise aux normes d'ascenseur, équipements anti-incendie, etc.)

puce

Les dépenses liées au gardiennage et à la sécurité (le locataire a droit à une jouissance paisible des lieux...)

puce

Les réparations des actes de vandalisme

puce

Les frais de réparations liés à une vétusté ou une malfaçon des équipements

 

Les dépenses à la charge du locataire

puce

Certaines charges, engagées par le propriétaire, sont récupérables sur le locataire. Les taxes locatives : taxes de balayage et d'enlèvement des ordures ménagères.

puce

Les dépenses de produits consommables (eau, combustible, électricité, produits et fournitures d'entretien, ampoules, produits d'hygiène, insecticide, etc.)

puce

Les dépenses d'entretien courant et de menues réparations des équipements collectifs et des parties communes
Précisions : lorsque le remplacement d'un équipement est moins coûteux que sa réparation, la dépense est à la charge des locataires.

puce

Certains contrats d'entretien incluent le remplacement de pièces. Dans ce cas, leur coût n'est pas totalement répercutable sur le locataire

puce

Pour les ascenseurs, 73% du coût d'entretien complet, avec grosses réparations et  changement des pièces, sont répercutables sur le locataire

 

Les réparations
 

A la charge du locataire

Le locataire doit effectuer un certain nombre de travaux d'entretien et de réparation dans son logement et dans les parties extérieures dont il a éventuellement la jouissance exclusive.

puce

Les menues réparations et l'entretien courant des équipements mis à sa disposition (cuisinière, réfrigérateur, etc.), de l'installation électrique, de la plomberie, du chauffage, etc.

puce

Les menues réparations et l'entretien courant des revêtements intérieurs (sols, murs et plafonds

puce

L'entretien courant de propreté, obligation locative qui intervient surtout à la fin du bail


Mis à part les cas précis mentionnés dans le décret, il n'est pas toujours simple de distinguer grosses et menues réparations. Le coût est naturellement un des critères à prendre en compte.

Le locataire n'est pas tenu d'effectuer les réparations normalement à sa charge dans certains cas : quand il s'agit d'un vice de construction ou d'une malfaçon, inondations dues à une mauvaise étanchéité, peintures mal faites, etc ... ; quand il s'agit d'une usure normale des équipements et revêtements. On ne peut, par exemple, demander à un locataire de refaire sols et plafonds après dix ans d'occupation ; quand il s'agit d'un cas de force majeure (tempête, etc...).

A la charge du propriétaire

Le propriétaire doit effectuer tous les travaux et réparations qui ne sont pas à la charge du locataire

puce

Renouvellement de la chaudière

puce

Changements des robinets, des volets, des fenêtres

puce

Toutes les grosses réparations (ravalement, ...)

 

Les frais de remise en état

Les frais de remise en état sont à la charge du locataire s'il s'agit d'un manque d'entretien ou de dégradations particulières. C'est souvent le cas lorsque la location est de courte durée et que le logement n'est pas rendu en bon état.
En revanche, on ne peut reprocher à un locataire les effets de la vétusté et l'usure normale des équipements et revêtements intérieurs. Si la moquette ou les papiers peints sont tout simplement défraîchis, le propriétaire doit prendre à sa charge leur renouvellement. S'ils sont à la fois défraîchis et dégradés, les frais peuvent être partagés avec le locataire

 

 

Votre Chambre Syndicale vous renseigne sur les questions que vous vous posez :

puce

Statut du bail d'habitation (loi du 6 juillet 1989)

puce

Champ d'application de la loi de 1989

puce

Formes et mécanismes du bail 1989

puce

Fixation du loyer, des charges et du dépôt de garantie 

puce

Principales obligations des parties

puce

La fin du contrat de bail

puce

Les types de congés

 

 

 


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