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Bail d'habitation / Bail Commercial / Bail Meuble / Loi 48
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LES BAUX : MEUBLES -
BAIL "LOI 48' - SQUAT |
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Bail
Meublé
Il convient de
distinguer la locations meublée professionnelle ou non professionnelle (LMP / LMNP)
La Location Meublée est
un outil d'exception destiné à un investisseur soucieux du maintien de
ses revenus au moment de la retraite, grâce à l'acquisition d'un
patrimoine de bon rapport. Produit destiné à la location ou à la gestion
d'une activité spécifique, les revenus provenant de cette location entre
dans la catégorie des BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) et non
des revenus fonciers.
Logements
concernés : Chambres ou appartements
meublés, ou encore logements de résidences de tourisme n'offrant pas de
prestations hôtelières.
Vous décidez de louer en meublé : de quel statut dépendez-vous ? LMP
(loueur meublé professionnel) ou LMNP (loueur meublé non professionnel)
?
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Le
régime relatif aux locations meublées, instauré par la loi du 29 juillet 1998 et
inséré dans le Code de la construction et de l'habitation, a été élargi à tous
les bailleurs en meublé, sous certaines conditions, par la loi de cohésion
sociale (dite loi "Borloo"). Ces locations sortent donc du cadre de la loi du 6
juillet 1989.
Les principales incidences des mesures apportées par cette loi touchent
essentiellement les contrats de location meublée qui constitue la résidence
principale du locataire, et s’imposent tout spécialement aux propriétaires.
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Obligation d'un contrat de location écrit |
Applicables depuis le 20 janvier 2005 (pour les nouveaux contrats de bail
souscrits ou les renouvellement postérieurs à cette date), les principales
incidences des mesures apportées par cette loi touchent essentiellement les
contrats de location meublée qui constitue la résidence principale du
locataire, et s’imposent principalement aux propriétaires.
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Durée minimum
du contrat |
Dorénavant, tous les baux signés doivent avoir une durée minimum d’un an. A
l’expiration, le bail sera tacitement reconduit pour une durée équivalente
et aux mêmes conditions.
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Durée minimum
du préavis |
A
l’expiration du bail d’un an, le propriétaire bailleur qui souhaite donner
congé à son locataire, doit l’informer de ses intentions, deux mois avant
l’expiration du bail. Le locataire, quant à lui, conserve la possibilité de
quitter le logement à tout moment (même avant le délai d’un an), sous
réserve de donner un préavis d’un mois à son bailleur.
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Obligation de
motiver le congés |
Le congé prononcé dans l’hypothèse du non renouvellement du bail par le
propriétaire bailleur doit être motivé. La motivation du propriétaire
doit s’inscrire dans des hypothèses plus restreintes :
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reprise du logement pour
occupation personnelle ou familiale |
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reprise du logement pour
vente |
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reprise pour motif sérieux
ou légitime :inexécution des clauses du bail (défaut d'assurance
locative, défaut de paiement
des loyers,
nuisances constatées en copropriété, manque d'entretien flagrant du
logement |
Le propriétaire doit délivrer le logement en
bon état et effectuer toutes les réparations autres que locatives.
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Bail
Loi 48
Les biens
immobiliers détenus sous le régime de la loi du 1er septembre 1948
A la fin de la seconde guerre mondiale, la France était
confrontée au problème de la reconstruction d’une partie de son patrimoine
immobilier et le législateur a du prendre des mesures afin d’éviter une hausse
brutale des loyers. Aussi, la loi du 1er septembre 1948 dite «loi 48» avait pour objectif de
garantir aux locataires la stabilité de leur logement et de les protéger contre
une progression trop rapide des loyers. Plus de 50 ans après son instauration,
l’application de cette loi est encore d’actualité dans la mesure où une partie
des personnes qui en ont bénéficié ou leurs descendants sont encore occupants
des lieux.
Le droit
au maintien dans les lieux
Le
locataire bénéficie d’un droit au maintien dans les lieux, même en cas de congé
délivré par le bailleur dans la mesure où il n’existe quasiment aucune
possibilité pour le propriétaire de récupérer l’usage de son bien, sauf accord
du locataire.
Ce dernier
peut décider de quitter le logement de sa propre initiative, notamment pour
raisons de santé ou bien contre une indemnité versée par le propriétaire,
indemnité qui couvre généralement plusieurs années de loyer.
La
fixation réglementée du loyer
Le loyer
de ces logements est fixé de manière unilatérale par l’administration en
fonction de prix de base par mètre carré publiés annuellement par décret. Le
prix n’est pas identique pour tous les logements et varie en fonction de leur
catégorie puisque la loi prévoit plusieurs classifications en fonction du degré
de confort. Dans tous les cas, la revalorisation du loyer demeure très faible en
valeur absolue même si le coefficient de revalorisation qui a été de 4% en l’an
2000 est supérieur à l’inflation.
Ces loyers sont régis par
Loi n°48-1360 du 1 septembre 1948 portant modification et codification
de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires
Revalorisation des loyers
Depuis le 1er juillet 2008 :
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pour les locaux catégories III A et III B
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pour ceux des catégories II C et II B qui n'ont pas fait
l'objet d'un bail de 8 ans |
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pour les locaux de catégories II A restant soumis aux
dispositions de la loi du 1er Septembre 1948 (en raison de l'âge des locataires) :
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5% d'augmentation pour
ceux situés dans l’agglomération parisienne
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3,5% pour ceux situés
hors agglomération parisienne
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Décret n°2008-794 du 20 août 2008
(JO du 21 août)
Lire la suite
Le bailleur ne peut pas proposer un bail
de 8 ans pour sortir de la loi de 1948 à son locataire dont les ressources
cumulées avec celles des autres occupants du logement sont inférieures aux
seuils fixés par décret (article 29 de la loi du 23 décembre 1986).
Les seuils de ressources sont révisés chaque année en fonction de la
variation annuelle de l'indice du coût de la construction.
Pour toute proposition de sortie de la
loi de 1948, faite à compter du 1er janvier 2003, les revenus imposables
doivent être supérieurs aux seuils indiqués dans le tableau ci-dessus.
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Logement squatté
IL FAUT REAGIR TRES VITE : Il n'est pas
facile d'obtenir la libération d'un appartement squatté !
Cependant, tarder à agir peut coûter cher et peut rendre le
propriétaire responsable en cas d'accident. Les « squatters », occupants entrés dans un logement par
effraction et s'y installant, sont le cauchemar de tout
propriétaire d'un bien vacant. Et pour cause : bien que « sans
droit ni titre », ils sont quasiment chez eux 48 h seulement
après s'être installés, et les expulser représenterait une
violation de domicile... de la part du propriétaire ! La
procédure légale d'expulsion est longue et coûteuse, mais il est
primordial de l'engager dans les plus brefs délais. En effet, si
le propriétaire tarde à agir, la justice considère qu'il a donné
son accord tacitement et sera moins prompte à accorder une
expulsion.
En
copropriété, c'est le syndic qui est responsable
Pour n'avoir rien
entrepris contre la présence de squatters dans l'immeuble
dont il assurait la gestion, un syndic a été condamné à
réparer le préjudice subi par les copropriétaires. Il aurait
dû prendre des mesures destinées à interdire l'accès de
l'immeuble à des occupants sans droit ni titre, ou du moins
solliciter de l'assemblée les moyens pour agir
(CA Paris, 23e ch. B, 12
février 2004, P. c/ SA Sylver).
Pas de trêve hivernale
Les squatters ne bénéficiant pas de la trêve hivernale,
l'huissier peut se présenter chez eux dès l'expiration du
délai de deux mois, pour leur demander de quitter les lieux.
S'ils refusent, il se présente de nouveau accompagné d'un
commissaire de police : c'est ce que l'on appelle le «
concours de la force publique ». Celui-ci est généralement
accordé. S'il est refusé, la responsabilité de l'État est
engagée : il faut entamer une seconde procédure : cette
fois, pour obtenir de l'État le paiement d'indemnités pour
l'occupation du logement...
Il n'est pas
facile d'obtenir la libération d'un appartement squatté ! Et, tarder
à agir peut coûter cher et peut rendre le propriétaire responsable
en cas d'accident Les « squatters », occupants entrés dans un logement par
effraction et s'y installant, sont le cauchemar de tout propriétaire
d'un bien vacant. Et pour cause : bien que « sans droit ni titre »,
ils sont quasiment chez eux 48 h seulement après s'être installés,
et les expulser représenterait une violation de domicile... de la
part du propriétaire ! La procédure légale d'expulsion est longue et
coûteuse, mais il est primordial de l'engager dans les plus brefs
délais. En effet, si le propriétaire tarde à agir, la justice
considère qu'il a donné son accord tacitement et sera moins prompte
à accorder une expulsion.
Agir dans les 48 h Dans le meilleur des cas, le « squat » est détecté immédiatement,
par exemple grâce à l'avertissement d'un voisin témoin de
l'effraction. Il est alors possible de demander à la police
d'expulser les indésirables. Cette demande doit être immédiate : la
police n'intervient qu'en cas de « flagrant délit », c'est-à-dire
moins de 48 h après l'entrée dans les lieux.
Pour les squatters,
les parades sont nombreuses, car il leur suffit de prouver qu'ils
ont dépassé cette période de 48 h : par exemple, en s'adressant du
courrier à cette adresse plusieurs jours avant de venir forcer la
porte. Lorsqu'ils présentent un bail (même absolument faux) ou un
contrat EDF (EDF ne demande aucun titre d'occupation du logement
pour l'établir), la police refuse son concours, et il faut entamer
une procédure.
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Entamer une procédure La première étape est de consulter un avocat, qui va
demander au Tribunal d'Instance d'envoyer un huissier
relever l'identité des squatters. |
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Savoir à qui on a affaire. Cette première étape est
nécessaire pour les assigner en expulsion devant le TGI ; la
suite sera possible même s'ils refusent de décliner leur
identité, mais pour respecter le caractère contradictoire de
la procédure d'expulsion il faut néanmoins avoir cherché à
la connaître. |
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Décision rapide. Si le propriétaire a réagi très
rapidement, le TGI (du lieu où est situé l'immeuble) devrait
accorder rapidement une ordonnance d'expulsion, visant aussi
bien les squatters initiaux que toute personne qu'ils
auraient « invitée » ensuite
La loi du 9 juillet 1991 prévoit un délai de deux mois entre
le « commandement de quitter les lieux » et l'expulsion
effective. Dans le cas d'occupants sans droit ni titre, le
propriétaire peut demander au tribunal la suppression de ce
délai ; mais celui-ci sera automatiquement accordé si le
propriétaire ne demande pas sa suppression, prolongeant
d'autant l'ensemble du processus. |
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Pas de trêve hivernale. Les squatters ne bénéficiant pas
de la trêve hivernale, l'huissier peut se présenter chez eux
dès l'expiration du délai de deux mois, pour leur demander
de quitter les lieux. S'ils refusent, il se présente de
nouveau accompagné d'un commissaire de police : c'est ce que
l'on appelle le « concours de la force publique ». Celui-ci
est généralement accordé. S'il est refusé, cependant, la
responsabilité de l'État est engagée : il faut entamer une
seconde procédure : cette fois, pour obtenir de l'État le
paiement d'indemnités pour l'occupation du logement.. |
Ne pas agir est risqué... Fermer les yeux sur une occupation sans titre va rendre toute
expulsion tardive plus difficile : la justice considère que le
propriétaire qui ne proteste pas a tacitement donné son accord. Qui
ne dit mot consent...
De plus, malgré l'occupation des
lieux, le propriétaire sera redevable de la taxe d'habitation et, le
cas échéant, de la taxe sur les logements vacants ! En effet, pour
s'exonérer de celle-ci, il devrait prouver que l'inoccupation n'est
pas de son fait ; ce qui suppose d'entamer une procédure contre les
squatters (faute de quoi, il ne peut se prévaloir de leur présence
comme étant indépendante de sa volonté).
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Propriétaire responsable
Enfin, s'il existe dans le logement un élément
dangereux dont il a connaissance (chaudière antique ou
ballon d'eau chaude au bord de la rupture) - ce qui
n'est pas rare dans un logement vacant - les squatters
pourraient mettre en cause sa responsabilité, en cas
d'accident. |
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