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Le notaire chez qui vous avez signé l'acte de vente, ou le
vendeur directement, doivent vous remettre obligatoirement un
exemplaire du règlement de copropriété. C'est un contrat qui lie
tous les copropriétaires entre eux. Vous y adhérez
nécessairement en acquérant un lot dans la copropriété. C'est un
document à conserver précieusement. En cas de litige avec un
autre copropriétaire ou avec le syndic, c'est à lui qu'il faudra
se référer pour trancher. Ce règlement ne peut prévoir des
dispositions qui iraient à l'encontre des textes (lois, décrets,
...) qui ont une valeur supérieure. Les modifications
législatives intervenues depuis son établissement ou sa dernière
mise à jour peuvent rendre certaines d'entre elles caduques (on
dit aussi réputées "non écrites").
C'est ce contrat qui fixe les droits et les obligations des
copropriétaires, qui définit les parties privatives et les
parties communes, qui organise le fonctionnement interne de la
copropriété, qui détermine la "destination" de chacun des lots
(habitation, commercial, professionnel,...). C'est également un
véritable "règlement intérieur" de l'immeuble, dont le respect
s'impose à tous les copropriétaires, et, par leur intermédiaire,
à tous les occupants de l'immeuble (les locataires), C'est ce
règlement qui prévoit l'interdiction d'étendre du linge aux
fenêtres, de garer des voitures dans la cour, .... S'il n'est
pas respecté, il peut être nécessaire de faire appel à la
justice. |
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Définition
Le règlement de copropriété est un acte écrit conventionnel obligatoire qui
s'impose aux copropriétaires et aux locataires de l'immeuble.
C'est la bible de la copropriété, une véritable charte commune, le texte de référence car c'est à partir de
lui, et autour de lui que s'organise le fonctionnement du syndicat des
copropriétaires. Il décrit les droits et obligations des copropriétaires sur les
parties privatives et communes, ainsi que le fonctionnement interne de la
copropriété. Il est habituellement complété par d'autres documents, tel que
l'état descriptif de division, qui contient la liste des lots numérotés, avec la
mention du nombre de tantièmes de copropriété affectés à chaque lot (article
2 du décret du 17 mars 1967).
Il fixe les
modalités de gestion de l'immeuble et les rapports mutuels entre
copropriétaires. Son rôle est prépondérant et son contenu doit être porté à la
connaissance de chaque nouveau copropriétaire au moment de l'acquisition du
bien. Le notaire en remet un exemplaire au nouveau copropriétaire, lors de la
signature de l'acte de vente.
Le bailleur doit remettre à son locataire une copie du règlement, notamment la
partie concernant les règles de jouissance de l'immeuble.
Il doit comporter
au minimum :
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La
désignation et description générale des bâtiments construits ou à construire |
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Des clauses qui
déterminent la destination des parties communes et des parties privatives |
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Des clauses
fixant les conditions de jouissance de ces parties communes et privatives
(problème d'encombrement, de stationnement, de bruit...) |
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Il fixe les
règles relatives à l'administration des parties communes
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Tout règlement de copropriété publié à compter du 31 décembre 2002 doit indiquer
:
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Tous les éléments qui ont été pris en compte dans la méthode de calcul |
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La méthode de calcul utilisée pour
fixer les quotes-parts de parties communes et la répartition des charges |
Les clauses illicites
Les
obligations du règlement de copropriété s'imposent à tous, à moins qu'il ne
comporte des clauses illicites. En effet certaines clauses sont réputées non
écrites car contraires à la loi.
La Cour de cassation
a jugé illicites des clauses :
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Autorisant les
copropriétaires à faire exécuter à leurs frais des travaux sur les parties
communes
(Cass. 3è civ. 12 mars 1997) |
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Autorisant
la pose de stores sous réserve du respect de l'harmonie de l'immeuble, car
ces aménagements relèvent de l'article 25 b de la loi de 1965, ils affectent
l'aspect extérieur de l'immeuble et nécessitent un vote en assemblée
générale (CA Paris 23e. 17 décembre 1997, Juris Data 023814) |
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Interdisant
l'exercice dans l'immeuble d'activités commerciales ou professionnelles
concurrentes, car elle impose la restriction des droits des copropriétaires,
non justifiée par la destination de l'immeuble (CA Paris 19e 31 mars 1998,
Juris Data 020979) |
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Interdisant à
louer à un tiers |
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Prévoyant
la solidarité entre copropriétaires pour le paiement des
charges (CA Paris 23e 8 octobre 1997) ou qu'en cas de non
paiement des charges les propriétaires pourront être privés
de certaines prestations (coupure de chauffage) |
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Prévoyant que la
présidence de l'assemblée générale est assurée de droit par tel ou tel
copropriétaire (Cass. civ 3è. 14 janvier 1998) |
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Interdisant les
chats ou les chiens |
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Interdisant de
mettre des fleurs au balcon |
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La modification du Règlement de Copropriété
Le règlement de copropriété n'est pas un
document immuable. Dans la vie de
la copropriété, il peut s'avérer utile de modifier ce
règlement. Une telle modification est possible, dès lors
qu'elle concerne la jouissance, l'usage et l'administration
des parties communes. Elle doit alors être approuvée par
l'assemblée générale, à la majorité des copropriétaires,
représentant les deux tiers des voix (ce que l'on appelle la
"double majorité"). Mais l'assemblée ne peut, en aucun cas,
imposer à un copropriétaire une modification de la
destination de ses parties privatives ou de leur
utilisation : une telle modification ne peut être adoptée
qu'à l'unanimité de tous les copropriétaires sans exception.
Ainsi, dans la mesure où le changement concerne
la jouissance et l'administration des parties
communes, la décision doit être votée à la majorité de tous les
copropriétaires du syndicat des copropriétaires détenant au moins 2/3 des
tantièmes.
Quand la révision a pour objet de modifier
la
destination des parties privatives ou les modalités de leur jouissance,
elle doit être autorisée à l'unanimité des voix de tous les copropriétaires.
Pour changer les règles relatives à
la jouissance,
l’administration ou l’usage des parties communes, il faut un vote à la
majorité de tous les copropriétaires du syndicat, détenant au moins 2/3 des
tantièmes.
Lorsque le syndicat des copropriétaires a autorisé
un changement de
l'usage des lieux entraînant une modification de la répartition des charges
(usage d'habitation en usage professionnel par exemple) la modification du
règlement est faite à la majorité des voix de tous les copropriétaires.
Toutes les modifications intégrées
dans le règlement de copropriété doivent faire l'objet d'une
publicité au fichier immobilier du bureau des hypothèques du
lieu de situation de l'immeuble.
L'article 49 de la loi du 10 juillet
1965 permettait de procéder, avant le
13 décembre 2008 et à la majorité simple, aux adaptations du
règlement de copropriété rendues nécessaires par l'évolution
législative.
En général, la majorité
nécessaire est la double (majorité des copropriétaires
représentant les 2/3 des voix).
Ne pas confondre avec la date de la publication du
règlement de copropriété au bureau des hypothèques, qui peut
intervenir après le 13 décembre 2008.
Les votes relatifs à la procédure d'adaptation doivent
intervenir avant l'expiration du délai imparti.
Si, dans une copropriété, c'est la majorité de l'article 24
qui est appliquée après le 13 décembre 2008, tout
copropriétaire opposant ou défaillant pourra exercer une
action en nullité de la décision d'assemblée générale dans
le délai de deux mois à compter de la notification du
procès-verbal.
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Les
Charges de Copropriété
Dans une copropriété, chaque lot est
identifié (bâtiment, étage, composition...) dans un
document appelé "état descriptif de division", déposé au
fichier immobilier, et le plus souvent annexé au
règlement de copropriété. Cette identification consiste
à attribuer à chacun des lots un numéro, et une
quote-part dans les parties communes. Cette quote-part
s'exprime en tantièmes de copropriété (ou"millièmes").
Ils correspondent aux voix dont dispose chaque
copropriétaire lors du vote en assemblée générale, et,
en principe, à sa quote-part des charges communes
générales. Les charges de copropriété sont les dépenses incombant définitivement aux
copropriétaires, chacun pour sa quote-part.
Le règlement de
copropriété fixe la quote-part afférente à chaque lot dans chacune des
catégories de charges. La loi S.R.U. a posé l'obligation pour les règlements de
copropriété publiés à compter du 31 décembre 2002 de préciser la façon dont les
quotes-parts des parties communes et les quotes-parts de charges sont calculées.
Il faut
distinguer :
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Les charges générales : relatives à la conservation, à l'entretien et à
l'administration des parties communes à la charge de tous les
copropriétaires (salaire du gardien, honoraires du syndic, frais d'entretien
des espaces verts, coût d'entretien ou du ravalement de l'immeuble....) |
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les charges
spéciales : relatives aux services collectifs et aux éléments
d'équipement commun (entretien de l'ascenseur, remplacement d'un tapis
d'escalier, frais de ramonage...). Elles sont réparties en fonction du
critère de l'utilité que ces services ou éléments présentent pour chacun des
lots |
Charges relatives aux vide-ordures
Les frais relatifs aux gaines des
vide-ordures sont considérés comme des éléments d'équipement et doivent
être répartis selon le critère d'utilité (frais d'entretien,
nettoyage...). |
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Répartition des charges
Etre copropriétaire des parties communes entraîne
l'obligation
de participer au financement de toutes les dépenses
engendrées par leur usage, leur entretien, leur administration, leur
remplacement et leur amélioration. Le règlement de copropriété fixe la quote-part afférente à chaque lot en
fonction de chaque catégorie de charges (Loi du 10/07/65 art.10)
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Comment est votée cette répartition
des charges |
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Délais de recours si l'on est pas
d'accord |

TANTIEMES ET MILLIEMES
Les tantièmes de
copropriété, c'est-à-dire les quotes-parts de parties communes figurant
dans l'état descriptif de division, sont et restent intangibles. Ils ne
pourraient être modifiés qu'à l'unanimité. Les grilles de charges peuvent, en revanche, être modifiées dans le
cadre de l'adaptation si leur répartition est contraire aux principes
d'ordre public de l'article 10 de la loi de 1965 (utilité et
proportionnalité).
L'exemple classique est celui des charges d'ascenseur
réparties en fonction des tantièmes de copropriété et non de l'utilité
de cet équipement (tenant compte de l'étage).
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Votre Chambre Syndicale
vous renseigne sur les questions que vous vous posez :
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L'établissement du règlement de
copropriété |
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Le contenu du règlement de
copropriété |
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La destination de l'immeuble |
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Qu'est-ce qu'un
état descriptif de division |
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Qu'est-ce qui
prévaut du règlement de
copropriété ou de la loi |
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Comment sont déterminés les
millièmes de copropriété : la quote-part des charges |
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Clauses illicites |
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Destination des lots
(habitation, commerces, garages, caves, greniers) |
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Conditions de jouissance des parties communes
et des parties privatives |
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Comment le modifier ou le
mettre à jour |
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Comment le faire respecter |
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